|
|
un pont entre peinture et sémiologie, (30/06/2002) |
|
Dans la catégorie "mausolée intra museos", Beistegui
triomphe. Un temple à trois portes, donc deux pièges: entrée
à droite et sortie à gauche, (ou l'inverse), c'est visite
de vache qui passe ses wagons en revue. Une collection difficile à
réunir aujourd'hui, des portraits, rien que des portraits,
(un donateur prosopamnésien?) . Trois d'entre eux jurent:
le donateur et son peintre, de style moderne, |
![]() |
| La découverte que je vous souhaite au Louvres est un(e) guide, pas vraiment guide, une personne qui respire l'art et le transmet par besoin. Isabelle explique: "Une grande dame demande à un grand peintre de l'aider à réussir sa sortie de ce monde..." Car la marquise sera morte l'an prochain; elle le sait, son peintre également. Que pense-t-il à première vue? "Une planche d'anatomie! Qu'elle fasse don de son corps aux carabins!" | ![]() |
![]() |
La Joconde vient à mon secours: "La marquise me ressemble: elle est un défi". Isabelle n'a pas expliqué le portrait; elle a rappelé le défi posé à Goya. Il a peint le portrait que la famille nécessitera l'an prochain, immatériel, éthéré, souriant, presqu'heureux: "Je vous attends, un jour nous serons réunis". Un visage de bienheureuse, comme le Marat de David avec fond de martyr et de crucifixion... |
| Branle-bas de réorganisation: tous les détails prennent un sens: les pieds trop petits? la recette des architectes qui place un énorme building sur de minces piliers; et voilà une brique volante. Le corps trop long? Kourou, l'envol; ou cloche de Pâques, et les pieds qui dandinent deviennent battant. La sucrerie marocaine? l'auréole. Quel fond possible? Goya a tranché: "Ma cliente n'appartient plus à la terre et je ne connais pas le ciel". La bonne santé, il sait rendre: voir la jeune sœur, la Waldstein de Santa-Cruz. Maja? vestida de momento! Goya reprend sa place, monstre (1) de la peinture espagnole. J'ajoute un titre de champion du "problem-solving"! | ![]() |
![]() |
In medio stat veritas": Prenons l'entrée des connaisseurs, l'allée
centrale: centrée sur la marquise, lointaine, distante, évanescente.
Gardée par deux Cerbères: son majordome et, quelle cuisinière,,(dis
donc!) une Didon Dodue Dindonne, qui rend sa maîtresse encore
plus "planchada". Je comprends que c'est voulu.
Passons dans le grand hall, présentation des invités de la marquise, des "trompe-l'oeil" de santé. |
![]() |
![]() |
Le donateur et son
conseiller ont réussi une mise en scène, du grand théâtre.
Eux aussi s'animent, le temps d'un sourire. Mais où se trouve le
Guest-Book?
Le portrait le plus difficile, le plus étrange, jamais rencontré. Il reste à féliciter Isabelle pour son art des chutes finales en beauté. Mais comment s'y prend Isabelle? Et si j'expliquais sa recette? Ce serait le plus inattendu bouquet des bouquets! (2) |
![]() |
| J'ai réussi une expérience rare, m'analyser en train de changer d'opinion, (jamais réussi à me voir en train de créer). Sans aucun changement des éléments de base, des "signes"; juste un flip-flop comme Wittgenstein les aimait. |
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
|
.
.
..
.
..
.
.